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Interview d’un Ami – Patrick Rogers

Retrouvez cet interview dans la Lettre N°16 envoyée aux adhérents des Amis de la Tour du Valat.

Si vous souhaitez être interviewé.e, envoyez nous un mail à [email protected] [1]

 

Pat, ainsi que Poppit sa femme dont il est inséparable, ont été durant plusieurs années des personnages incontournables des Amis de la Tour du Valat. Après un passage dans l’armée britannique qui lui a donné goût à la découverte de nouvelles contrées, Pat accompagné de Poppit s’est lancé dans une carrière scientifique en passant par un doctorat à la Tour du Valat. Il a ensuite travaillé comme conseiller technique principal pour la FAO et consultant sur divers projets européens.  Sa profession l’a conduit en Chine, en Asie du Sud-Est et dans plusieurs parties d’Afrique. Après une longue vie passée en Camargue, toujours proches de la Tour du Valat, Pat et Poppit ont décidé de partir pour Londres afin de se rapprocher de leurs enfants qui, finalement, y ont atterri. Pat est également d’une aide précieuse lors des traductions en anglais de nombreuses de nos lettres des Amis. Merci à lui !

Quand êtes-vous venu pour la première fois à la Tour du Valat et pour quelle occasion ?

En novembre 1973, après une année passée à El Palacio, dans le Coto Doñana, où j’avais effectué des travaux de terrain pour ma maîtrise. J’y avais croisé Eric Carp et je l’ai appelé dans les Cévennes sur le chemin du retour vers Londres. Il m’a présenté à Heinz Hafner et les autres grandes figures de la Tour. C’était une visite rapide, j’étais pressé de retourner à Londres pour accueillir notre fils Holmes qui y est né le 1er décembre. Poppit, elle, était revenue de Séville par avion en septembre. Et moi, je suis arrivé à Londres juste à temps le 30 novembre après-midi – ouf !

 

Quelle a été votre première impression ?

Tout le monde était tellement occupé. En y repensant, j’avais vraiment choisi le mauvais jour !  Mais j’ai serré quelques mains et cela a conduit à notre arrivée en bonne et due forme, le 1er avril 1975 tels des poissons d’avril.

 

Quel est votre meilleur souvenir à la Tour du Valat ?

Il y en a tellement. La Tour du Valat était une grande famille à l’époque. Tout le monde vivait sur place, peu de gens avaient une voiture, alors pour la plupart, nous vivions, travaillions et nous divertissions ensemble à la Tour du Valat, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

 

Quelle a été votre plus belle rencontre à la Tour du Valat ?

Si je laisse de côté la vie scientifique, c’était l’atmosphère de l’endroit. Nous avons travaillé dur, mais comme une famille. Il n’y avait aucune barrière, sociale ou autre. Cette atmosphère persiste, bien que les gens soient beaucoup plus dispersés qu’avant.

 

Quelle espèce emblématique de la Camargue préférez-vous ?

Eh bien quelque part autour de la Méditerranée, il y a deux flamants roses qui se font passer pour « Pat et Popit»1 ! Cela nous fait avoir un rapport particulier avec cette espèce, de plus, nous étions très proches d’Alan Johnson, le grand spécialiste des flamants.

 

Pourquoi avez-vous rejoint l’association des Amis de la Tour du Valat ?

Nous avons été au Sambuc pendant près d’un demi-siècle, dont presque une décennie passée sur la Tour du Valat, et les amis doivent rester des Amis ! Je crois au travail de la Tour du Valat et être un Ami montre mon soutien.

 

Avez-vous des conseils ou des messages à transmettre aux générations futures qui viendront passer du temps à la Tour du Valat ?

Profitez au maximum de tout ce que la Tour du Valat a à vous offrir. Et lorsque vous passerez à une autre institution, comme beaucoup d’entre vous le feront, essayez de la rendre aussi informelle, amicale, techniquement compétente et sincère que la Tour du Valat.

 

 

1 Pat et Popit sont les prénoms choisis par la Tour du Valat pour les deux flamants mascottes [2] qu’il est possible de parrainer sur monflamant.com [3].